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Mettre de l’amour dans ce qu’on fait

Chez MG Services Traiteur, l’amour se cache dans les petits détails. ❤️
Chez MG Services Traiteur, l’amour se cache dans les petits détails. ❤️

 Je dis souvent à mes clients, puis souvent à mes amis entrepreneurs aussi, que le premier ingrédient chez MG Services Traiteur, c’est l’amour. C’est vraiment l’ingrédient principal, celui qui passe avant le reste, puis je le dis tellement naturellement aujourd’hui que je réalise que j’ai jamais vraiment pris le temps d’expliquer ce que ça veut dire pour moi, mettre de l’amour dans ce qu’on fait.

 

Parce que mettre de l’amour dans une recette, c’est pas juste aimer cuisiner, puis mettre de l’amour dans notre service, c’est pas juste être gentils avec les clients. Pour moi, ça commence vraiment avec la personne qui est devant nous, avec la façon dont on l’écoute, avec le respect qu’on a pour ce qu’elle vit puis pour la confiance qu’elle nous accorde.

 

Quand quelqu’un m’appelle pour des funérailles, par exemple, ben oui, je vais parler du buffet, des quantités puis de ce qu’on peut offrir, mais je vais aussi prendre le temps d’écouter si je sens que la personne a besoin de parler. Ça arrive souvent dans ces moments-là. Les gens vivent un deuil, ils ont mille choses à penser, mille décisions à prendre, puis honnêtement, le traiteur devrait être une des parties les moins compliquées de leur journée. Fait que moi, je m’efforce vraiment de leur simplifier ça au maximum, d’être sensible à ce qu’ils vivent puis, si je peux leur enlever un petit poids sur les épaules, ben tant mieux.

 

Puis à l’inverse, quelqu’un qui m’appelle pour un anniversaire, un mariage ou n’importe quel événement heureux, ben je vais me réjouir avec lui aussi. Je vais m’intéresser à ce qu’il organise, à qui il célèbre, à ce qu’il veut créer comme ambiance, parce qu’au bout du compte, je prépare pas juste de la nourriture. Je participe, à ma façon, à quelque chose qui compte pour quelqu’un, puis ça aussi, ça fait partie de mettre de l’amour dans ce qu’on fait.

 

Après ça, évidemment, il y a la cuisine, puis c’est probablement là que l’amour devient le plus invisible, parce que le client voit le résultat final, mais il voit pas toutes les petites décisions qui ont été prises pour arriver à ce résultat-là.

 

Prenez quelque chose d’aussi simple qu’une bouchée de bagel au saumon fumé. On pourrait simplement couper le bagel, mettre du fromage à la crème, déposer le saumon fumé, ajouter quelques câpres sur le dessus puis finir ça là. Ça serait bon. Ça passerait très bien.

Mais nous, on va faire griller légèrement le bagel pour lui donner un petit côté croustillant, puis on va travailler le fromage plutôt que juste l’étendre tel quel. On va mélanger du fromage à la crème avec de la ricotta, hacher grossièrement les câpres puis ajouter un petit peu de citron et des herbes. Le fait de mélanger tout ça ensemble vient vraiment rehausser les saveurs : les câpres sont mieux intégrées, le citron vient réveiller le saumon, les herbes apportent de la fraîcheur, puis tout se met davantage en valeur. Ensuite, on ajoute notre morceau de saumon fumé puis une petite finition qui va apporter encore un peu de finesse à la bouchée.

 

C’est pas une transformation spectaculaire, puis aucune de ces étapes-là est compliquée en soi, mais elles demandent du temps, de la préparation puis de l’attention. Il faut couper, griller, laisser refroidir, préparer le mélange, monter la bouchée… puis au final, ben c’est justement l’accumulation de tous ces petits gestes-là qui fait la différence.

 

C’est la même chose avec nos croissants au jambon et nos croissants de lune, qui sont si populaires. On pourrait très bien ne pas mettre de garniture dedans puis ça ferait la job, mais nous, on choisit de mettre des oignons caramélisers. Ça veut dire les préparer, les cuire, les laisser refroidir avant de monter les croissants, donc encore une étape de plus, mais en bouche, franchement, ça change tout.


Nos minis croissants : des petits détails qui font toute la différence.
Nos minis croissants : des petits détails qui font toute la différence.

 

Puis il y a aussi toute la question de la fraîcheur. Quand on fait des buffets, on choisit de cuire nos viennoiseries, nos pains, nos baguettes puis nos muffins ici même, le matin de l’événement, puis nos sandwichs sont montés le jour même aussi comme beaucoup d'autres plateaux. On pourrait très bien préparer certaines choses la veille pour pouvoir rentrer plus tard le lendemain matin, mais c’est pas comme ça qu’on veut travailler. Alors oui, des fois, ça veut dire rentrer à 4 h ou 5 h du matin, mais pour nous, ça vaut la peine parce qu’on veut que ce qui arrive chez le client soit le plus frais possible.

 

Nos muffins aussi sont faits maison. On n’achète pas simplement un mélange tout fait pour sauver une étape, puis dans la très grande majorité de nos recettes, on travaille à partir d’aliments entiers et on prépare nous-mêmes nos sauces, nos mélanges puis nos appareils. Parce qu’on pourrait faire plus vite ou plus simple en plus d'économiser, mais non, c’est souvent dans ces étapes-là qu’on va chercher le goût et la qualité qu’on veut vraiment offrir.

 

Puis des décisions comme ça, il y en a tout le temps en cuisine, puis vous en avez probablement vous aussi à la maison. Vous faites une sauce, vous y goûtez puis vous vous dites : « Ah… elle est bonne, mais elle est pas exactement comme je voulais. » Ou vous avez échappé un petit peu trop de sel puis vous vous dites : « Bon, ça passe. Le monde s’en rendra probablement pas compte. »

Puis c’est vrai, souvent, les gens s’en rendraient probablement pas compte. Mais moi, je vais le savoir, puis surtout, il va manquer quelque chose. La sauce va être bonne, oui, mais il va manquer le petit oumph, la petite magie, le petit quelque chose qui fait que quelqu’un prend une bouchée puis fait :

« Oh my God… c’est vraiment bon. »

 

Des fois, on peut récupérer une recette. On peut l’allonger, la rééquilibrer, ajuster puis arriver à quelque chose de très bon, mais des fois, même si c’est bon, on n’arrivera juste pas au résultat qu’on voulait vraiment au départ.

Puis à force de niaiser avec une recette, ben il arrive aussi qu’on fasse complètement le contraire de ce qu’on voulait faire. Fait que oui, des fois, il faut recommencer, puis c’est ben correct de même.

 

D’ailleurs, pendant que j’écris cette chronique-là, je viens littéralement de me donner un exemple parfait.

Je fais des œufs mimosa aujourd’hui pour un buffet, puis normalement je pars mes œufs à froid, je les porte tranquillement vers l’ébullition et je mets toujours un timer pour aller vérifier où j’en suis, parce que je me connais : si je viens travailler au bureau pendant ce temps-là, ben je peux facilement passer tout droit. Une fois que l’ébullition commence, je retire du feu, je mets le couvercle, douze minutes, puis là, j’ai exactement la cuisson que je veux.

Ben aujourd’hui, j’ai oublié mon fameux timer.

J’étais ici au bureau en train d’écrire cette chronique-là quand, tout à coup, j’ai entendu l’eau bouillir puis mes œufs bondir dans le chaudron.

Ben oui, bravo Marie-France!

J’avais déjà passé tout droit de quelques minutes. 😂

 

Mes œufs sont encore parfaitement bons à manger, ils sont absolument pas perdus, mais pour des œufs mimosa, moi, je veux un beau jaune tendre, une belle couleur puis une belle texture. Là, je sais déjà qu’ils vont être trop cuits, que le jaune va être plus sec, plus pâle, puis qu’il risque d’avoir ce petit contour foncé autour. Est-ce que je pourrais quand même les utiliser? Absolument. Est-ce que le client s’en rendrait vraiment compte?

Peut-être pas. Mais moi, je sais qu’il va manquer le petit oumph que je voulais, puis pour moi, ça passe pas.

 

Alors ces œufs-là vont servir autrement, probablement dans un appareil à sandwich, puis je vais recommencer mes œufs mimosa. Pas de gaspillage, pas de drame, mais je vais avoir le résultat que je voulais remettre au client.

Puis ça, pour moi, c’est intimement lié au respect. Quand quelqu’un choisit MG Services Traiteur, il nous fait confiance. Il paie pour ce qu’on lui remet, il nous confie une partie de son événement, puis moi, j’ai énormément de respect pour cette confiance-là. Je veux pouvoir regarder ce qui quitte notre cuisine puis être fière de dire :

« Oui, c’est comme ça que je voulais que ça parte d’ici. »

 

Dernièrement, Raphaël puis moi, on était justement devant une recette qui était correcte. Elle était pas ratée, elle était bonne, mais elle était pas tout à fait là où on voulait qu’elle soit, puis comme ça arrive régulièrement quand on travaille ensemble, on s’est demandé :

« Est-ce qu’on la laisse comme ça ou est-ce qu’on recommence? »

Puis Raphaël me regarde et il me dit :

« Maman, tu dis toujours que tu mets de l’amour dans tes recettes.

Si tu la laisses partir comme ça, est-ce que tu peux vraiment dire qu’il y a de l’amour dedans? »

Je l’ai regardé avec pas mal de fierté puis j’ai fait :

« Non. Il y en a pas assez. On recommence. »

 

Ça m’a fait sourire parce que je me suis rendu compte qu’il avait vraiment compris ce que je voulais dire depuis toutes ces années, puis qu’au fond, cette façon de travailler-là, elle est devenue notre façon de faire à nous deux.

 

Puis inquiétez-vous pas, recommencer veut pas dire jeter. Quand quelque chose est encore parfaitement bon, on va lui trouver une autre utilité, le transformer, le manger nous-mêmes, l’utiliser autrement ou parfois le remettre aux Gardiens de la rue. Il y a toujours moyen d’éviter de gaspiller, puis pour moi, ça aussi, ça compte. Mais ce qui part chez un client doit correspondre au résultat qu’on voulait offrir.

 

J’ai reçu énormément de beaux commentaires sur ma cuisine au fil des années, mais il y en a un que j’ai jamais oublié. Un client m’a déjà dit que je venais de lui faire vivre un « orgasme culinaire ».

Je vous avoue que comme compliment, ça sortait un petit peu de l’ordinaire. 😂 Mais pour une cuisinière, écoutez, je l’ai pris avec grand plaisir!

 

Puis je pense que c’est un peu ça qui arrive quand les gens me disent :

« On sent qu’il y a de l’amour là-dedans. »

Ils peuvent pas nécessairement nommer pourquoi, puis ils ne remarquent pas chacun des petits détails. Ils ont pas vu qu’on a fait griller le bagel, ils savent pas qu’on s’est levés à 4 h du matin pour monter leurs sandwichs le jour même, qu’une recette a été recommencée ou que je suis retournée acheter de plus belles fraises parce que les premières me satisfaisaient pas.

 

Ils peuvent peut-être pas mettre le doigt exactement sur ce qui fait la différence, mais ils goûtent le résultat de toutes ces petites décisions-là.

D’où notre fameux slogan : “Savourez la différence.”

 

Puis au fond, je pense que c’est ça, mettre de l’amour dans ce qu’on fait : c’est tous ces petits moments où on pourrait facilement se dire « bah, c’est correct comme ça », puis décider quand même de faire le petit geste de plus parce qu’on sait qu’il va faire une différence.

 

Parce que l’amour, ça se voit pas toujours, mais très souvent… ça se goûte.

 

Marie-France


Et voilà le résultat… les fameux œufs mimosa au thon de cette chronique! 😉
Et voilà le résultat… les fameux œufs mimosa au thon de cette chronique! 😉

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